Jehanne, de feu et de voix charnelles
"Je préfère cette vie que je m'invente, cette vie qui ne pourra être que débordante, à toute autre vie, si longue soit-elle."
Alors que les flammes annonceront bientôt la fin de Jehanne, la jeune fille de dix-neuf ans entame son chant du cygne à travers le récit de cette urgence de vivre, non pas vite, mais grand, qui l'a étreinte au coeur et au corps.
Loin de la figure sacralisée que l'on connaît, loin du symbole, loin de l'héroïne, Violaine Bérot offre à Jeanne d'Arc une nudité nouvelle, dans une prose audacieuse, ferme et poétique où l'ardeur, le désir, la quête, traduisent cet appel intérieur d'une existence au-delà de la vie-même.